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JK Rowling : auteure de nombreuses polémiques sur les personnes transgenres

Depuis plusieurs années, JK. Rowling est sujet à énormément de critiques sur ses propos au sujet des personnes transgenres, notamment sur X. Et cela ne semble pas s’arrêter : la créatrice d’Harry Potter fait à nouveau parler d’elle après un don de 70 000 livres à une association anti-LGBTQIA+.





Une fois n’est pas coutume, en ce mois de février 2024, JK. Rowling a recommencé à attirer l’attention sur elle. La raison ? Une donation de 70 000 livres (environ 81 000€) à For Women Scotland, une association qui lutte activement contre les droits des femmes trans. Cette organisation s’opposait activement au fait de changer le genre sur les documents juridiques et reniait le fait qu’une personne née homme à la naissance puisse être femme et inversement.


Ayant perdu un procès récemment, cet argent, donné par JK. Rowling, va pouvoir permettre à l’association de faire appel. L’écrivaine a également lancé un financement participatif, qui atteignait les 102 000 livres (environ 120 000€) le 18 février. En plus d'une aide financière, elle a réaffirmé son soutien dans un communiqué : 


Vous savez à quel point je suis fière de vous connaître. Merci pour le travail acharné et la persévérance qui sont les vôtres. C’est une affaire historique.


Les polémiques autour de JK.Rowling ne sont pas nouvelles. Tout a d’abord débuté en mars 2018, quand elle like un tweet d’une femme qui affirmait avoir été victime de propos misogynes, chose qui ne serait pas possible pour les personnes transgenres. Elle avait alors déclaré qu’il s’agissait d’une erreur de sa part et qu’elle avait voulu effectuer un screen.





Une année plus tard, en décembre 2019, elle soutient publiquement sur X, Maya Forstater, une chercheuse dont le contrat n’avait pas été renouvelé à cause de certains de ses tweets.


Habillez-vous comme bon vous semble. Appelez-vous comme vous le voulez. Couchez avec n’importe quel adulte consentant. Vivez votre meilleure vie dans la paix et la sécurité. Mais forcer les femmes à quitter leur travail pour avoir maintenu que le sexe est réel ?”




L’année 2020, le 6 juin, avait marqué un tournant pour JK Rowling qui était montée encore d’un cran dans ses paroles. Elle avait réagi avec ironie à un article où il y était mention de “personnes ayant leurs menstruations”.


Les personnes qui ont leurs règles ». Je suis sûre qu’on avait un mot pour désigner ces personnes, avant. Que quelqu’un m’aide. Fammes ? Fommes ? Fimmes ?





Ses propos avaient évidemment suscité de nombreuses réactions dans la communauté trans. Le lendemain, elle avait continué sur sa lancée en expliquant une idéologie transphobe tout en se défendant de l’être.


Si le sexe n’est pas réel, alors il n’y a pas d’attraction pour le même sexe. Si le sexe n’est pas réel, alors la réalité vécue par les femmes est effacée. Je connais et j’aime des personnes trans, mais retirer le concept de sexe enlève la capacité pour beaucoup de parler véritablement de leurs vies. Ce n’est pas de la haine de dire la vérité.


L’idée selon laquelle des femmes comme moi, qui ont été empathiques avec des personnes trans depuis des années, se sentent connectées à elles parce qu’elles sont vulnérables de la même manière que les femmes -par rapport à la violence des hommes- "détestent" les personnes trans parce qu’elles pensent que le sexe est une chose réelle et a des conséquences sur nos vies… est un non-sens.


Je respecte les droits des personnes trans à vivre leurs vies comme elles le sentent, de manière confortable et authentique. Je manifesterai à vos côtés si vous étiez discriminés sur le simple fait d’être trans. En même temps, ma vie a été façonnée sur le fait que j’étais une femme. Je ne pense pas que ce soit “haineux” de dire ça.








Après ces trois posts, certains acteurs et actrices de la saga Harry Potter avaient réagi. Daniel Radcliffe (Harry Potter) avait affirmé son soutien dans un communiqué sur le site d’une association LGBTQIA+. Emma Watson (Hermione Granger), quant à elle, avait tweeté quelques jours après :


Les personnes trans sont les personnes qu’elles disent qu’elles sont et méritent de vivre leurs vies sans qu’on les questionnent constamment ou qu’on leur dise qu’elles ne sont pas ce qu’elles sont."





L’acteur de Ron Weasley, Rupert Grint, avait également soutenu la communauté.


Deux années après, en 2022, JK Rowling avait à nouveau refait parler d’elle sur le sujet, en s’opposant à un projet d'une loi écossaise qui avait pour but de faciliter le changement de genre à l'État civil. 


La loi que Nicola Sturgeon essaie de faire passer va nuire aux femmes les plus vulnérables de la société : celles qui recherchent de l’aide après des violences faites par des hommes ou des viols, ainsi que les femmes incarcérées. Les statistiques démontrent que les femmes en prison sont déjà bien plus susceptibles d’avoir été maltraitées auparavant.”





Le 30 août 2022, la sortie de son nouveau roman, The Ink Black Heart, où le personnage principal, Edie Ledwell, est accusée de transphobie, avait fait écho à son vécu en ligne. JK. Rowling l’avait pourtant démenti, arguant qu’elle avait déjà écrit le livre avant de faire polémique sur internet. Une coïncidence qui n’avait pas réellement convaincu les critiques.


En février 2023, à la sortie du jeu sur l’univers d’Harry Potter Hogwarts Legacy, beaucoup avaient appelé au boycott, considérant qu’acheter le jeu revenait à soutenir JK. Rowling et ses idées, même si cette dernière n’avait pas travaillé dessus. Les scénaristes ont pourtant inclus un personnage transgenre, Sirona Ryan. De nombreux fans, déçus par l’auteure, avaient jugé qu’il valait mieux ne pas l’acquérir. D’autres s’étaient retrouvés tiraillés entre leur amour pour l’univers et leurs principes.


Quelques mois plus tard, en octobre, l’écrivaine avait à nouveau recommencé à faire parler d’elle avec de nouveaux tweets transphobes. Elle avait posté une image où l’on pouvait y lire : “Répétez après nous : les femmes trans sont des femmes”. Elle commentait au dessus de cette dernière “Non”.





Les internautes avaient vivement réagi et l’un d’eux avait même écrit qu’elle risquait deux ans de prison si la loi du Parti travailliste était promulguée. Ce à quoi JK. Rowling avait rétorqué : 


Je serai heureuse de faire deux ans de prison si l’alternative est une parole contrainte et le déni forcé de la réalité et de l’importance du sexe. Intentez une action en justice, je vous le dis. Ce sera plus amusant que tout ce que j’ai déjà eu sur un tapis rouge.





Ces polémiques n’avaient pas été sans conséquences pour l’écrivaine. Quelques mois plus tôt, elle avait été bannie d’une exposition Harry Potter à Seattle.


JK. Rowling ne semble pas prête de s’arrêter de soutenir des associations controversées au sujet des LGBTQIA+ et n’a pas l’air de vouloir changer son opinion sur les femmes trans…


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