Guerre Israël - Palestine : la difficulté d’informer pour la presse
- arthurlemeur1
- 31 oct. 2023
- 2 min de lecture
Depuis quelques semaines, la guerre fait rage au Moyen-Orient entre Israël et le Hamas, causant de nombreuses victimes des deux côtés. Pour les journalistes qui cherchent à informer le public, la situation est complexe, et nous allons vous l'expliquer.

Plus de 2 000 journalistes se trouvent actuellement en Israël, venant non seulement de France, mais aussi des États-Unis et du Royaume-Uni. Cependant, de nombreuses grandes organisations médiatiques internationales n'ont pas pu envoyer de journalistes sur place. L'accès au pays est difficile, et il est impératif de veiller à ce que leurs journalistes ne soient ni capturés ni tués.
Comme l'explique la directrice de la rédaction de France 2, même si un journaliste parvient à se rendre en Israël, il doit également réfléchir à la manière dont il pourra quitter Gaza en toute sécurité.
Néanmoins, les journalistes peuvent obtenir des informations sur Gaza en collaborant avec leurs collègues déjà présents sur place, souvent des journalistes locaux travaillant pour des agences de presse telles que l'AFP.
Cependant, ils doivent rester vigilants face à de nombreuses contraintes, notamment des pénuries d'eau, la perte d'accès à l'électricité, et des restrictions croissantes en matière d'utilisation d'Internet. Reporters sans frontières craint que cela ne conduise à un "blackout médiatique".
Il est également difficile de contacter les journalistes palestiniens, qui ont du mal à joindre leurs propres sources situées au cœur de l'action.
Un autre défi réside dans la vérification des informations et des sources, notamment celles provenant du Hamas. Par exemple, des informations sur l'explosion d'un hôpital et le nombre de décès sont parfois "contestées ou démenties par les médias internationaux."
C'est pourquoi l'Agence France-Presse filtre les dépêches de Palestine dans ses bureaux de Jérusalem ou de Nicosie.
Pourtant, il est essentiel de présenter les points de vue des deux côtés du conflit. Cela montre également que l'information disponible est souvent plus abondante du côté d'Israël que du côté de la Palestine, ce qui peut influencer les émotions à travers "des vidéos de propagande ou des réseaux sociaux, et de prêter le flanc à des manipulations".






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